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> Accueil > CREER REPRENDRE > Incitations fiscales > L'exonération de contribution économique territoriale l'année civile de création
Source :
Chambre de commerce et d'industrie de Paris - inforeg
Date de mise à jour : 03/08/2011
La contribution économique territoriale (CET) se compose de 2 éléments :
la cotisation foncière des entreprises (CFE) : elle est due par les personnes physiques ou morales qui exercent à titre habituel une activité professionnelle non salariée en France. Sa base d'imposition est constituée par la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière (immeubles) dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle. Les équipements et biens mobiliers ne sont donc pas taxables au titre de la CFE ;
Enfin, la contribution économique territoriale (CFE et CVAE) est plafonnée à 3 % de la valeur ajoutée de l'entreprise. Le dégrèvement éventuellement obtenu viendra alors s'imputer sur la CFE.
La contribution économique territoriale est due par le redevable qui exerce une activité imposable le 1er janvier de l'année d'imposition. Elle est due pour l'année entière.
Sont soumis également à la contribution économique territoriale :
Par exemple, dans le cadre de l'exploitation d'un magasin de vêtements, l'exploitant y ajoute une activité de vente de bijoux et accessoires ;
Une exonération temporaire de CET est prévue pour l'année civile de création d'un établissement. La contribution économique territoriale n'est pas due pour la période comprise entre la date de la création et le 31 décembre de l'année de la création.
Ainsi, en cas de création d'une activité en cours d'année (le 15 septembre 2012, par exemple), le redevable est exonéré de CET (pour l'année 2012).
Il est donc conseillé, lorsque c'est possible, de créer sa société ou son établissement en début d'année.
Cela concerne l'auto-entreprise, l'entreprise individuelle ou la société nouvellement créée.
A noter : les entrepreneurs individuels soumis au régime fiscal de la micro-entreprise et les auto-entrepreneurs peuvent être exonérés de contribution économique territoriale l'année de création et les deux années suivantes. Cette exonération supplémentaire ne joue pas si l'entrepreneur ou un membre de son groupe familial a exercé au cours des trois années qui précèdent la création de son entreprise une activité similaire.
Cette disposition s'applique également pour les entreprises ayant créé un nouvel établissement, tels que :
Remarque : la reprise d'une activité après une interruption d'une durée supérieure à 12 mois est considérée comme une cessation d'activité suivie d'une création d'établissement.
Par ailleurs, pour la deuxième année d'exercice de l'activité, les bases d'imposition à la CET sont réduites de moitié.