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Source :
Région Limousin / Rédaction La Navette
Date de mise à jour : 07/01/2011
Le Pôle Environnement Limousin (PEL) devient la Grappe Environnement Limousin. Créée en 2006, l'association a été estampillée « Grappe d'entreprises 2010» par le ministère de l'Espace rural, suite à l'appel à projet lancé en octobre 2009.
Une grappe (cluster en anglais) est un regroupement d'entreprises à un échelon local. Ce réseau mobilise des PME et TPE mais aussi des structures plus importantes, des institutions... En fait, une grappe se veut plate forme de rencontre et de participation des acteurs d'un domaine d'activité fortement ancrées dans leur territoire. Ces organismes vont agir en concertation à travers une stratégie commune et la mutualisation de services concrets. L'objectif est de constituer un maillage économique favorisant la compétitivité des entreprises, dans le cadre d'un nouvel aménagement du territoire. C'est aussi une façon de renforcer la logique de réseau et les dynamiques locales en exploitant les complémentarités, particulièrement, dans le domaine de la recherche et du développement.
Le PEL a pour vocation de fédérer les compétences régionales liées à l'environnement dans un objectif de développement durable. Et c'est justement l'exemplarité du PEL qui a été reconnu. En devenant grappe, le PEL s'inscrit dans un réseau d'échelon national, et acquiert une visibilité nouvelle, donc de multiples occasions de communiquer.
L'objectif affiché de l'appel à projets
lancé en octobre 2009 par Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire, est d'apporter un appui conséquent aux initiatives locales exemplaires. L'analyse est réalisée sur des critères d'impact, d'originalité ou de management. Mais il ne s'agit en aucun cas d'un label. Il n'y a pas de cahier des charges mais bien une étude cas par cas de l'existant. La première vague de sélection a distingué 42 lauréats, travaillant dans les secteurs de l'agriculture, de la construction, du numérique, de la création culturelle, des services, des écotechnologies, de la santé... D'ici 2011, ce seront jusqu'à 100 grappes qui pourront être soutenues.
Cette politique, mise en œuvre par la Datar, fait suite à celle des systèmes productifs locaux (SPL), lesquels sont aujourd'hui quelque peu occultés par le développement des pôles de compétitivité, mais dont la mise en œuvre a été riche d'enseignements (voir l'étude d'évaluation des SPL, 2009
, Datar )
Le PEL regroupe actuellement une trentaine d'organismes impliqués dans l'environnement et le développement durable. Jusqu'en 2006, le regroupement était un réseau informel, sans statut particulier. Une fois constitué en association, il a fonctionné sans salarié permanent, ni même de locaux. Seules la volonté et la mobilisation des entrepreneurs adhérents lui ont permis d'exister. Être reconnu et identifié comme grappe va permettre de « mieux faire travailler ensemble les acteurs de l'environnement », nous dit Pascal Pastier, président du PEL. Cela va surtout offrir la possibilité de créer des liens particuliers, qui étaient auparavant plus complexes à mettre en place, avec, par exemple l'Université de Limoges et le GRESE (Le Groupement de Recherche Eau Sol Environnement) ou avec ODESSOL (ancien BIOCRITT). « La structuration en grappe permet une forte synergie et de dynamiser ce qui existe. » La recherche et le développement bénéficieront grandement de cette dynamique. De façon plus pragmatique, le soutien financier non négligeable (210 000 euros sur 3 ans) va sans aucun doute faciliter le fonctionnement et l'animation du PEL, avec la possibilité d'embaucher un ou plusieurs permanents, d'accéder à des locaux... Il le faudra bien pour mener l'ambitieux plan d'action prévu, à savoir promouvoir les savoir-faire, pérenniser les outils d'affaires collectifs, stimuler la recherche de nouveaux marchés, dont l'international, favoriser et accompagner l'innovation et les projets collectifs et renforcer le développement durable dans les actions du groupe. Le PEL vise une augmentation d'activité de 5% par an, et de 10 à 20% du chiffre d'affaires lié à l'export d'ici 3 ans.