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Source :
Ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des transports et du logement
Date de mise à jour : 31/08/2011
Les équipements électriques et électroniques (EEE) constituent un marché en forte croissance, avec une augmentation des ventes de l’ordre de 3 à 5% chaque année. Symétriquement, les DEEE forment le flux de déchets qui connaît la plus forte croissance, entre 2 et 3% chaque année.
Or, ces équipements contiennent souvent des substances ou composants dangereux pour l’environnement (piles et accumulateurs, gaz à effet de serre, tubes cathodiques, composants contenant du mercure, condensateurs pouvant contenir des PCB…). Par ailleurs, ils présentent un fort potentiel de recyclage des matériaux qui les composent (métaux ferreux et non ferreux, métaux rares, verre, plastiques…).
Ces enjeux environnementaux ont justifié la mise en place d’une filière de gestion spécifique de ces déchets, fondée sur le principe de responsabilité élargie des producteurs de ces équipements. Ainsi, la filière de collecte et de recyclage des DEEE est opérationnelle en France depuis le 22 juillet 2005 pour les DEEE professionnels, et depuis le 15 novembre 2006 pour les DEEE ménagers.
La directive 2002/96/CE du 27 janvier 2003 relative aux déchets d’équipements électriques et électroniques, et la directive 2002/95/CE du 27 janvier 2003 relative aux substances dangereuses contenues dans ces équipements, définissent les conditions de mise sur le marché des EEE ainsi que le cadre de la gestion des DEEE. Elles instaurent les grands principes suivants :
En France, l’organisation de la filière des DEEE est réglementée par l’article L. 543-10-2 et les articles R. 543-172 à R. 543-206 du code de l’environnement.
S’agissant de la collecte sélective des DEEE ménagers, il existe plusieurs types de dispositifs :
Dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs, les producteurs d’EEE ménagers sont responsables de l’enlèvement et du traitement des DEEE ménagers collectés sélectivement sur le territoire national, y compris dans les départements d’outre-mer (DOM) et dans les collectivités d’outre-mer (COM) pour lesquelles la réglementation nationale s’applique. Ils peuvent remplir ces obligations soit en créant des systèmes individuels approuvés par les pouvoirs publics, pour les déchets issus de leurs propres équipements, soit en adhérant à l’un des organismes collectifs agréés par les pouvoirs publics, au prorata des quantités d’équipements qu’ils mettent sur le marché, en application de l’arrêté du 6 décembre 2005.
A ce jour, les producteurs d’EEE ménagers ont choisi de se regrouper au travers de quatre éco-organismes, réagréés pour la période 2010-2014 par arrêtés du 23 décembre 2009, avec un nouveau cahier des charges définissant leurs obligations : il s’agit d’Ecologic (généraliste), d’Eco-systèmes (généraliste), d’ERP (généraliste) et de Récylum (spécifique aux lampes, arrêté du 13 juillet 2006). Dans cette filière multipartite, ces éco-organismes sont eux-mêmes regroupés au sein d’un organisme coordonnateur, OCAD3E, également réagréé pour cinq ans par arrêté du 23 décembre 2009, avec un nouveau cahier des charges .
Les producteurs d’EEE professionnels sont responsables de l’enlèvement et du traitement des DEEE professionnels mis sur le marché après le 13 août 2005, les détenteurs d’équipements professionnels mis sur le marché avant cette date demeurant responsables de la gestion des déchets qui en sont issus. Les producteurs peuvent remplir leurs obligations en mettant en place des systèmes individuels, ou en adhérant à un organisme collectif agréé par les pouvoirs publics en application de l’arrêté du 23 décembre 2005, ou encore en définissant d’autres modalités avec l’utilisateur final de l’équipement professionnel dans le cadre de relations contractuelles directes.
A ce stade, les producteurs d’EEE professionnels ont choisi de créer des systèmes individuels, qui peuvent être propres à un seul producteur, ou alors concerner tout un secteur regroupant plusieurs producteurs, chaque producteur conservant une responsabilité intégrale. Ces producteurs commencent aujourd’hui à s’organiser collectivement pour répondre à leurs obligations, et plusieurs projets d’organismes collectifs agréés sont actuellement à l’étude.
S’agissant du traitement des DEEE ménagers et professionnels, les producteurs d’équipements ménagers et professionnels sont tenus de respecter la hiérarchie des modes de traitement (préférence donnée au réemploi des équipements et à la réutilisation des pièces, puis au recyclage, et enfin à la valorisation). Ils doivent également confier les déchets qu’ils récupèrent à des établissements de traitement respectant la réglementation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement, ainsi que les prescriptions techniques de l’arrêté du 23 novembre 2005.
Afin de retracer l’intégralité des ces flux de collecte et de traitement des DEEE, les producteurs d’équipements ménagers et professionnels doivent s’enregistrer et déclarer au registre tenu par l’ADEME les quantités d’équipements mises sur le marché, collectées et traitées chaque année, selon les modalités prévues par l’arrêté du 30 juin 2009.