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Source :
Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé
Date de mise à jour : 30/01/2012
Le contrat unique d'insertion prend la forme :
1° Pour les employeurs du secteur non marchand, du contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) ;
2° Pour les employeurs du secteur marchand, du contrat initiative-emploi (CUI-CIE).
Relèvent du secteur marchand et sont donc susceptibles de conclure des CUI-CIE :
Les particuliers employeurs ne peuvent pas conclure de conventions de CUI-CIE.
Relèvent du secteur non marchand et sont donc susceptibles de conclure des CUI-CAE :
En cas de modification de la situation juridique de l'employeur au sens de l'article L. 1224-1 du code du travail (succession, vente, fusion, etc.) le nouvel employeur est substitué dans les droits de l'employeur en ce qui concerne le contrat de travail. Le nouvel employeur est également substitué dans les droits de l'employeur initial en ce qui concerne la convention individuelle mentionnée ci-dessous, sous réserve de l'accord de l'autorité signataire.
L'employeur qui souhaite recruter un salarié dans le cadre d'un contrat unique d'insertion, dans sa déclinaison CUI-CIE ou CUI-CAE doit, préalablement à la signature du contrat de travail, conclure une convention qui précisera, notamment, les engagements de chaque partie.
Le contrat unique d'insertion est ainsi constitué par :
La convention de CUI est conclue sur la base d'un formulaire réglementaire (CERFA n° 13998*01 ). Elle comporte les mentions prévues à l'article R. 5134-17 du code du travail :
Préalablement à la conclusion des conventions individuelles mentionnées ci-dessus, le département signe une convention annuelle d'objectifs et de moyens (CAOM) avec l'État, qui fixe :
Tout employeur intéressé par un recrutement dans le cadre d'un CUI doit donc se rapprocher de son unité Pôle emploi, préalablement à la signature du contrat.
La conclusion d'une nouvelle convention individuelle de CUI, dans sa déclinaison CUI-CIE ou CUI-CAE, est subordonnée au bilan préalable des actions d'accompagnement et des actions visant à l'insertion durable des salariés, réalisées dans le cadre de conventions individuelles conclues au titre d'un contrat aidé antérieur.
Le non-respect des clauses de la convention peut conduire au remboursement, par l'employeur, des aides perçues (voir ci-dessous).
En 2012, le réseau des Cap emploi peut prescrire des contrats uniques d'insertion pour les demandeurs d'emploi reconnus travailleurs handicapés . Pour plus de précisions sur cette question, on peut se reporter à la Circulaire DGEFP n° 2011/28 du 19 décembre 2011
Le CUI, dans sa déclinaison CUI-CIE ou CUI-CAE, comporte des dispositions en matière d'accompagnement et de suivi, destinée à favoriser l'insertion durable dans l'emploi de ses bénéficiaires.
Le comité d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, les délégués du personnel sont informés de la conclusion des conventions de CUI-CIE et de CUI-CAE. Chaque semestre, ils reçoivent un bilan de l'ensemble des embauches et des créations nettes d'emplois effectuées au titre de ces dispositifs.
L'autorité signataire de la convention individuelle désigne en son sein ou auprès d'un organisme chargé de l'accompagnement ou de l'insertion, en le mentionnant dans la convention initiale, un référent chargé d'assurer le suivi du parcours d'insertion professionnelle du salarié en CUI-CIE ou en CUI-CAE. Si le salarié est bénéficiaire du RSA, le référent peut être le même que celui désigné dans le cadre de ce dispositif.
Dès la conclusion de la convention individuelle, l'employeur désigne un tuteur parmi les salariés qualifiés et volontaires pour assumer cette fonction, justifiant d'au moins deux ans d'expérience professionnelle. Exceptionnellement, sur autorisation de l'autorité signataire de la convention, l'employeur peut assurer lui-même le tutorat. Le tuteur ne peut suivre plus de trois salariés en CUI-CIE ou en CUI-CAE. Le tuteur a, entre autres missions, celles de participer à l'accueil, d'aider, d'informer et de guider le salarié et de contribuer à l'acquisition des savoir-faire professionnels.
Celle-ci, établie par l'employeur avec la participation du tuteur, est remise au salarié à sa demande ou au plus tard un mois avant la fin du CUI-CIE ou du CUI-CAE.
La prolongation de la convention individuelle et, s'il est à durée déterminée, du contrat de travail conclu en application de celle-ci, est subordonnée à l'évaluation des actions réalisées au cours du contrat en matière d'accompagnement et de formation (actions d'aide à la prise de poste, de remise à niveau, d'acquisition de nouvelles compétences et de formation qualifiante), ou, pour le CUI-CAE, de la réalisation d'une période d'immersion. L'employeur devra également joindre à sa demande un document répertoriant les actions d'accompagnement et de formation qu'il envisage de mettre en œuvre pendant la période de prolongation.
La désignation du référent et du tuteur doit être renseignée dans le formulaire Cerfa de convention individuelle .
L'employeur informe, dans un délai franc de 7 jours, de toute suspension ou rupture du contrat de travail (CUI-CIE ou CUI-CAE) qui interviendrait avant la fin de la convention :
En cas de non-respect des clauses de la convention individuelle par l'employeur, à l'exception des cas de rupture mentionnés ci-dessous, l'autorité signataire de la convention individuelle informe l'employeur de son intention de dénoncer la convention. L'employeur dispose d'un délai franc de 7 jours pour faire connaître ses observations.
En cas de dénonciation de la convention, l'employeur est tenu au reversement de la totalité des aides perçues.
L'autorité signataire de la convention individuelle informe l'organisme de recouvrement des cotisations sociales de la dénonciation de la convention.
Toutefois, les dispositions qui précédent ne sont pas applicables dans un certain nombre d'hypothèses qui sont les mêmes que celles applicables en cas de rupture du contrat à l'initiative de l'employeur.
En cas de rupture du contrat de travail à l'initiative de l'employeur avant la fin de la convention individuelle, celle-ci est résiliée de plein droit. L'employeur reverse alors à l'Agence de services et de paiement (ASP) ou, le cas échéant, au département ou à l'organisme désigné par lui l'intégralité des sommes déjà perçues au titre de la convention individuelle.
Toutefois, les aides perçues au titre de la convention individuelle ne font pas l'objet d'un reversement et l'employeur conserve le bénéfice des aides correspondant au nombre de jours travaillés par le salarié dont le CUI-CIE ou le CUI-CAE est un contrat à durée indéterminée dans les cas suivants :
Le CUI-CAE ouvre droit à une exonération de cotisations sociales patronales . En cas de rupture du CUI-CAE à l'initiative de l'employeur avant la fin de la convention dans un cas autre que ceux mentionnés ci-dessus, l'employeur verse le montant des cotisations et contributions sociales patronales dont il a été exonéré en application des dispositions qui précédent. Ces cotisations et contributions sont versées au plus tard à la première date d'exigibilité des cotisations et contributions sociales qui suit la date d'effet de la rupture du contrat de travail.
Le CUI, sous sa forme CUI-CIE ou CUI-CAE, peut être suspendu, à la demande du salarié, afin de lui permettre :
Le CUI, décliné en CUI-CIE ou en CUI-CAE, peut être conclu sous la forme d'un contrat de travail à durée déterminée. Dans ce cas, par dérogation aux dispositions relatives à la rupture avant le terme des CDD prévues à l'article L. 1243-2 du Code du travail, il pourra être rompu avant son terme, à l'initiative du salarié, lorsque la rupture aura pour objet de lui permettre :
Le CUI est applicable dans les DOM, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon, depuis le 1er janvier 2011. Dans ces départements et Collectivités, il prend la forme du CUI-CAE pour les employeurs du secteur non marchand (avec les aménagements prévus par les articles L. 5522-2 à L. 5522-2-3 et R. 5522-11-1 du Code du travail) et du contrat d'accès à l'emploi . A Mayotte, le CUI est applicable à compter du 1er mars 2012, dans les conditions spécifiques fixées par l'Ordonnance n° 2011-1636 du 24 novembre 2011 « portant extension et adaptation du contrat unique d'insertion au Département de Mayotte ».